La Route de Toscane

J 1:

C’ est le jour J, nous sommes le jeudi 6 juin 2019.
A 8 h, les 6 voiliers se retrouvent entre les deux lions et ils seront suivis 2 h plus tard par les deux bateaux moteurs de la flottille.
C’est la première grande virée de notre tout nouveau club.
Il fait beau, le vent ne souffle pas mais la mer est agitée par une houle venant du sud qui ne nous lâchera pas le temps des 53 Mn.
Yassou et Vague à Bond sont en tête, A cause d’une Mouette, Cedrey et Vendys suivent groupés et Comoe avec son moteur un peu moins puissant, nous retrouvera au port de San Remo avec une petite heure d’écart.
Avant de se poser au mouillage à l’ anse Lilong, le bateau moteur Benita  se fait un malin plaisir de nous doubler en agitant la mer devant nos vaillants voiliers.
Fenice, ancien voileux nous épargne lui ses farces en passant à bâbord.
La houle s’affirme, le fond de l’air est frais et à l arrivée au port, après discussion, il semble que nous étions beaucoup à la limite du mal de mer.
L’accueil à Porto Sole (San Remo) où nous arrivons entre 15h et 17 h est efficace et courtois.
Le soir repos bien mérité pour tout le monde.

J 2

Chacun va à son rythme pour démarrer cette deuxième journée.
Les filles responsables de l’apéro Ponto : les 2 Brigitte et quelques autres s’en vont au marché.
Les prix sont moins chers que chez nous donc pas trop de problème pour tenir le budget.
D’autres de ces dames s’en vont
” magasiner”  et d’autres encore restent se reposer à bord.
Les hommes eux s’occupent.
Les uns comme par hasard se retrouvent au marché  eux aussi, d’autres bricolent un vélo, se reposent ou attendent le réparateur pour un moteur qui fait des siennes celui de Fenice.
Après le déjeuner, programme libre avec possibilité de visiter le village de Costarainera en taxi.
14 d’entre nous ont répondu présent pour visiter ce charmant vieux village
restauré à  l authentique et situé haut perche à quelques km de San Remo.

La matinée ensoleillée laisse la place à un après midi nuageux et bien venteux. J ai même senti quelques gouttes de pluie.
L’ apéro ponton est fin prêt pour 19 h 30.
Ce soir nous est servi un apéro local aperol, petits farcis, fromage italien  etc. que du bonheur !

J 3

Samedi  8 juin .
A 8 h nous quittons Porto Sole en direction de la
Marina Di-Varraze.
Le soleil brille, la mer est calme,  pas de vent.
Tout irait parfaitement bien si nous n’avions du laisser Brigitte et Patrick au Port de San Remo.
L’un des moteurs de Fenice a des problèmes.
Le verdict tombera mardi;   
espérons  qu’ils puissent nous rejoindre.

Jolis villages ou chantiers navals, montagne pelée trouée de tunnels ou brillante de serres, c’est le spectacle qui nous ait offert vu de la mer.

Nous filons à 5/6 noeuds moteur avec parfois quelques tentatives de voile pure quand le vent veux bien adonner.
Ce matin nous avons eu la chance de voire des dauphins . C’est  toujours un petit miracle de voir ces formes gracieuses à la surface de l’eau.
Nous avons également croisé ce magnifique et élégant bateau futuriste.

Si l’un des lecteurs de la newsletter connaît son nom et son histoire, qu’il
n’hésite pas à nous en informer.

Benita, après s’être arrêté au mouillage à l île de Gallinara, nous rejoint dans la baie de Savone.
La circulation y est dense.
Pétroliers, portes containers, bateaux de croisière et autres monstres croisent notre route.
Entre 16 h 30 et 17 h nous arrivons tous au port après 48 nm.
Le moral est au beau et l’ambiance excellente.
Ce soir quartier libre.

J 4

Aujourd’hui dimanche, le temps est lourd et orageux.
Une petite pluie intermittente, transportant le sable d’un désert lointain ponctuera cette journée.
Sur le quai près de la capitainerie et en chemin pour le restaurant où nous allons tous déjeuner, une exposition de voitures anciennes nous régale les yeux.
Pâte au pesto en entrée, soupe du pêcheur et glace pour terminer, le tout arrosé d’un vin blanc sicilien nous régalent les papilles.
Que du bonheur !
Dans cette partie de l’Italie tout au long de la côte l’ancienne voie de chemin de fer a été transformée en piste cyclable et c’est à bord d’un petit train rouge que cet après midi,nous découvrons cette jolie côte.


Sur le retour le groupe s’éparpille.
En fin de journée le temps est rafraîchi par un petit vent.
Demain nous reprendrons la mer direction Gênes.

J 5

De la marina de di Varazze à notre destination le port Antica de Gènes il y a 18 nm.
Les voiliers quittent  le port à 10 h comme convenu, après avoir rechargé les bateaux en carburant.
Benita nous rejoindra plus tard.
Pas de vent en ce début de traversée mais un air lourd de pluie et d’orage.
A mi route, on hisse les voiles et on déroule les focs. Le vent adonne avec des rafales à 20 noeuds.
Il nous faut nous protéger de la pluie qui se décide à tomber.
Quelques gros pétroliers attendent dans la baie de Gênes le feu vert pour rentrer au port et on se faufile entre ces monstres pour entrer  sous le soleil qui refait son apparition.
Quartier libre pour cet après midi.
Tout le monde va bien.
Demain nous aurons des nouvelles de Fenice.

J 6

Bonjour à tous 
Concernant la question posée sur le bateau futuriste que nous avons croisé, nous avons reçu une réponse de Bretagne.
C’est le Silver Moon 49 m dessiné par Lomocean.
Mardi 11 juin
Le ciel est gris sur la magnifique ville de Gènes. 
Ce matin visite de la ville, visite de l’aquarium ou visite du gigantesque cimetière haut perché dans les collines. Chacun choisi sa balade et nous nous retrouverons à 14 h 30 pour aller au village de pêcheurs de Boccadasse.


Les taxis nous déposent à l’entrée du vieux village où nous nous égarons  pour admirer les maisons et la vue. 
Après  un « stop glace » nous repartons vers Gènes à pied, une belle balade de quelques kilomètres.
Ce soir nous nous retrouverons au restaurant autour d’un dîner bien mérité.

J 7

7 ème jour de notre virée.

Nous reprenons la mer pour Chiavari.
L’air est doux. Les nuages cachent le soleil et le vent pour le moment est au repos. 
A 10 h nous retraversons l’immense port de Gènes en croisant paquebots, tankers et autres monstres. 
La côte que nous avons vue hier de la terre en allant à Boccadasse nous la voyons ce matin de la mer
Un petit vent se lève et du début à l’arrivée nous serons sous voile. 
La côte très construite aux alentours de Gènes devient de plus en plus sauvage à l’arrivée de Porto Fino et nous nous régalons du spectacle. 

A 15 h 30,  les 8 bateaux sont amarrés côte à côte avec l aide des marins du port efficaces et accueillants. 
Fenice est de retour parmi nous. 
En fin de journée nous allons faire quelques courses pour  préparer l’apéro ponton .
A 19 h 30 les d’équipages se regroupent autour des tables bien garnies. 
Le soleil se couche.

J 8

Jeudi 13 juin 

Il fait grand soleil et un peu de vent lorsque nous quittons le port à 8 h 15 pour cette fois prendre le train.
Il y a 7 minutes entre Chiavari et Rapallo.
Nous traversons la ville en direction de l’embarcadère et oh surprise, plus de bateau dans le port.  La cause :
ensablement.
Deux solutions : les pieds ou le bus pour rejoindre San Margherita d’où part  la navette pour Porto Fino. 
Le groupe se scinde en deux chacun choisissant son option. (Pour info une grosse 1/2 h à pied).
A l’embarcadère Marc nous distribue nos billets et en route pour l’une des perles de la côte ligurienne : Porto Fino.
Ce village est une merveille d’élégance dans son architecture typique et ses couleurs mais n’a plus rien d’un port 
de pêche. Les yachts et les magasins aux enseignes prestigieuses nous indiquent que le port a changé de vocation. 
Après une petite heure de visite nous quittons Porto Fino toujours avec la navette pour déjeuner à St Fruttuoso.
Cette petite calanque que l’on voit de loin lorsqu’on navigue sur la côte ligurienne est une vraie révélation. Une eau claire dominée par un monastère et une tour nous régalent les yeux à notre arrivée au mini quai. 
Pas de route pour y accéder par la terre. Les matériaux pour les travaux de restauration en cours sont livrés par hélicoptère. 
Une mini plage de galets et quelques restaurants en hauteur accueillent les visiteurs et c’est dans l’un d’eux que nous déjeunons de pâtes et de fritures.


Le vent se lève et nous devons repartir par la prochaine navette sinon nous risquons de devoir camper sur la plage!
Retour toujours sous le soleil pour San Margherita pour manger une glace et reprendre le train. 
Cette journée a été une vraie réussite. 
Merci Marc.

J 9

En route pour La Spezia.
Le vent qu’il y avait ce matin au port tombe bien vite et c’est à la voile et au moteur que nous naviguons vers notre destination. 
Cette partie de la côte est sauvage. Des dauphins nous accompagnent un petit moment avant de disparaître.
La mer est plate, le soleil est plus chaud. 
La punta  Mesco est le départ des Cinque Terre. 
5 villages colorés qui se dessinent en surplombant la mer.
Au niveau de Porto Venere nous virons bâbord pour entrer dans l’immense port de La Spezia. 
La manœuvre doit être fine il y a à peu près 5 m de fond au centre de la passe.
Le groupe va se partager en deux pour s’amarrer.
 3 d’entre nous vont au port de Mirabello, les autres au port Benedetti.
Ces deux ports sont tout au fond de la baie. 
Ça n’est pas sans mal que nous nous amarrons le long du quai avec un vent qui ne nous est pas très favorable. 
Ouf les manœuvres sont terminées!
La chaleur est lourde d’orage. 
Ce soir nous assistons au balai des bateaux de pêche qui rentrent au port. J’en compte 10. Ils ne sont pas très pimpants mais j espère que malgré leur apparence la pêche a été bonne. 
La nuit tombe.
Rendez vous à demain
Ps. Nous sommes très gâtés car le vent contrairement à celui qui souffle dans notre Méditerranée, est très amical.
Pourvu que ça dure. 


J 10

Pas de programme organisé pour cette journée. 
La Spezia pour certains, les Cinque Terre pour d’autres ou encore l’île de Palmaria. 
Je vais vous parler de l’île de Palmaria que nous visitons rarement. Elle fait 6.5 km2 . 
Nous avons accosté côte Est, 
à Pozzale,  face à quelques tentes vertes et à une installation militaire bien vétuste. 
Des restes abandonnés d’outillage qui servait aux extracteurs d’un marbre rare noir veiné « d’or »polluent malheureusement le début du chemin qui mène au sémaphore. Il est bien raide et caillouteux ce chemin et cette partie sauvage de l île est le royaume des gabians.
Après avoir grimpé au sémaphore nous prenons pour redescendre une route plus confortable, en quête d’un endroit pour nous restaurer. 
Tout au long de cette route quelques maisons dissimulées dans la verdure.
Au niveau de la mer nous longeons une résidence balnéaire réservée aux militaires pour enfin arriver après 2 h 30 de marche au seul restaurant à Terrizzo face à Porto Venere. 
Entre les bateaux moteurs et la plage de galets, un élevage de moules…servies au restaurant.
Il y a aussi sur l île des grottes avec des peintures rupestres mais il faut être spéléologue ou professionnel pour y avoir accès. 


Voilà quelques infos sur Palmaria pour une prochaine virée dans ce coin d’Italie. 

J 11

Départ 9 h 30
Claude a rejoint Vendys hier au soir et nous sommes donc 20 dans le bus ce matin pour aller visiter quelques unes des mines  de Carrare.
Après avoir quitter la grande route nous grimpons dans la montagne sur une route étroite bordée de figuiers et de châtaigniers, pour atteindre notre première étape.
Vue d’en bas ces montagnes blanches sont étonnantes.
C’est à bord de 4/4 que nous montons les 1000 m d altitude pour atteindre le cœur des carrières à ciel ouvert.
Vue d’en haut le spectacle de ces monstrueuses cicatrices faites
par l’homme nous époustoufle.
Après le déjeuner nous visitons une mine, véritable cathédrale de marbre.
Pour y accéder nous devons rouler dans un tunnel d’une longueur de 1200 m. A mi chemin le guide nous explique les modes d’extraction.
Je passe sur ses explications.
A la sortie, le charmant musée familial nous fait prendre conscience du dur labeur des ouvriers d’antan.
La fin de journée est proche. Il est temps de rentrer. 

J 12

Nous quittons la Spezia sous un beau soleil.
Les bateaux moteurs partent plus tard et leurs équipages s’arrêtent pique niquer et se baigner.
Les voiliers eux ont la
chance d’avoir un petit vent de 10/12 noeuds 3/4 arrière qui va  leur permettre d’ être sous voile, spi ou code D tout au long du parcours jusqu’à la marina di Pisa.
L’entrée au port se passe sans encombre et le soir les responsables de l’apéro ponton, les deux Brigitte, aidées d’autres participants nous régalent d’un apéritif dînatoire à l italienne.

J 13

Ce matin pour aller de la Marina di Pisa à Pise nous prenons le bus.
Gratuitement ( il y a pénurie de ticket!). 
La guide nous rejoint devant la porte ouest de la Place  des Miracles.
C’est vrai que c’est un miracle de voir ce majestueux ensemble:  le baptistaire, la cathédrale et le campanile datant du 12 ème siècle en parfait état.
Tout penche un peu surtout la tour.


Le terrain très meuble est un ancien lit fluvial et il paraîtrait que dès le début de sa construction le campanile penchait déjà.
Sa consolidation de nos jours a pris une quinzaine d’années et il est possible à nouveau de monter les 293 marches pour accéder au sommet de la tour.
Une dizaine d’entre nous, et pas les plus jeunes (n’est ce pas Michel) y sont montés.
Attentifs aux commentaires très intéressants de la guide, nous visitons le baptistaire et la cathédrale.
Il fait très chaud à Pise .
Nos connaissances intellectuelles enrichies, nous partons à la recherche d un restaurant pour découvrir de nouveaux plats et de nouveaux vins pour satisfaire nos papilles.

L’après midi est libre et chacun rentre au port à sa guise.

J 14

Mercredi 19 juin
L’avant dernier jour de notre virée ligurienne.
Nous quittons la Marina di Pisa en direction de San Vincenzo, 38 nm.
Le vent nous est favorable.
C est étonnant le peu de fond qu’il y a tout au long de cette partie plate de la côte.
Au niveau de Livorno nous rencontrons des balises et quelques gros bateaux.
La vigilance est de mise.
C’est sous un soleil radieux que nous atteignons notre port dans l’après-midi.
En fin de journée nous partageons le pot de l amitié avant d’aller nous restaurer.
Le temps, le vent tout est parfait.
Marc a bien négocié.

J 15

20 Juin
Le soleil brille.
La côte de San Vincenzo a Porto Azuro change de visage.
L’île d’Elbe apparaît au loin.
Le vent est bon.
Nous rentrons au port de Porto Azzuro sans encombre.
A 19 h 30, rendez vous pour tous les participants au restaurant pour le dîner de clôture.
C’est un dîner pantagruélique. Anchois sous toutes ses formes, pâtes aux langoustes, poulpes en salade de pommes de terre, poissons frits et pour finir un dessert.


Merci à tous pour ces bons moments de camaraderie et à bientôt à Santa Lucia.

 

Anne B

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2 commentaires sur “La Route de Toscane”

    • Santalucia83